L'église de Locquirec
vue de l'intérieur
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(le texte ci-dessous est emprunté à Christiane Hermelin)
(les photos sont de Marie-Françoise Debienne excepté quelques cartes postales anciennes)
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Monument historique, œuvre d'art visitée en tant que telle, c'est d'abord et avant tout un lieu de culte catholique, mais ouvert à tous. Telle qu'elle se présente aujourd'hui, l'église saint Jacques est le fruit des efforts financiers et des soins de la communauté villageoise depuis le Xème siècle, c'est aussi le fruit de l'évolution de la doctrine et des pratiques religieuses et liturgiques durant la même période, qui y ont laissé des traces. Sa fonction est toujours identique : lieu de recueillement et de piété individuelle, lieu de rassemblement du peuple chrétien ; mais les formes et les rites des rassemblements se sont transformés. Lieu de célébration de l'Eucharistie, d'administration des sacrements, c'est aussi le lieu de la dernière halte du croyant avant l'inhumation.
Les transformations architecturales des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles lui ont donné sa structure actuelle. Agrandi à l'époque des cérémonies solennelles développées à partir du Concile de Trente (1545-1563), soucieux de discipline et de magnificence, l'espace intérieur de l'église reflète les pratiques qui ont prévalu quasiment à l'identique jusqu'au Concile de Vatican II (1962-1965). L'officiant célèbre la messe dos au peuple qu'il surplombe du haut des marches du maître-autel rehaussé par l'estrade que constitue le chœur. Sur l'autel, le retable de la Passion encadre le tabernacle aujourd'hui disparu. La croix du Christ et celles des deux larrons se détachent sur le fond lumineux des vitraux, dans l'or des chandeliers, la lumière des cierges, les reflets brillants des soieries et des lamés, des nappes et garnitures d'autel. De chaque côté de l'autel, des stalles et des sièges, accueillent co-célébrants, chantres et enfants de chœur, encadrant un espace de déambulation qui se prête aux déplacements cérémonieux des uns et des autres.


Photos datant du début du XXéme siècle

le choeur et le maître-autel avec le retable de la Passion

Selon un rite qui met à distance, le clergé célèbre, le peuple assiste, regarde, écoute. La seule partie des cérémonies qui ne soit pas en latin est le sermon. D'où (à l'époque) le succès des offices moins codifiés comme le salut au Saint Sacrement, les récitations du Rosaire, les processions, durant lesquels les prières et les chants en langue locale peuvent être utilisés.



la nef et le choeur

Le choix fait par le Concile Vatican II (et de la réforme de la liturgie qui a suivi) de célébrations face au peuple, à proximité des croyants et en langue vernaculaire, s'est traduit, à Locquirec, par la suppression de la table de communion, cette longue balustrade en bois richement sculptée qui fermait le chœur et l'installation d'un nouvel autel réalisé avec le bois de la table de communion.
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L'importance donnée à la liturgie de la Parole … a nécessité la mise en place d'un ambon (ou pupitre), à droite, à partir duquel sont faites les lectures dont l'évangile et duquel est prononcée l'homélie (qui a remplacé le sermon). De ce fait la chaire à prêcher, bien que conservée, n'a plus l'utilité d'avant.
A Locquirec, un second pupitre, à gauche, sert au maître de chœur (fabriqué lui aussi à partir du bois de la table de communion).
L'officiant se déplace entre l'autel, l'ambon et le siège du président de la cérémonie dans la plus grande simplicité. (C.H.)


le transept nord et le bas-côté

du bas-côté nord jusqu'au fond de l'église


bas-côté sud de la chaire jusqu'au baptistère

le chevet

les vitraux de St Jacques et St Guirec

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